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Le vocabulaire de la verrerie. |
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Extrait de "La verrerie". Paris - 1868. |
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Affinage. – voir écrémage.
Canne. – Tube en fer creux. L’une de ses extrémités (celle que le verrier tient dans sa main) est munie d’une garniture en bois. De tous les outils du verrier la canne est sans contredit le plus indispensable ; c’est grâce à son seul recours, qu’on peut obtenir le soufflage du verre qui, comme on le verra, est le mode de travail employé pour la fabrication de la presque totalité des objets en verre.
La canne mesure de deux à trois mètres de longueur.
Carcaisses. – Fours à recuire les glaces.
Ciseaux. – Ils servent à couper le verre lorsqu’il est encore malléable.
Cuillère. – Il y en a de deux espèces. L’une qui sert à transvaser le verre d’un grand creuset dans d’autres plus petits ; l’autre à écrémer le verre en fusion.
Écrémage. – Action d’enlever les corps étrangers qui surnagent sur le verre. Ce travail est quelquefois désigné sous le nom d’affinage.
Fritte. – Par ce mot dont l’objet joue, comme on va le voir, un rôle très important dans la fusion du verre, on désigne l’opération qui consiste à faire subir aux substances vitreuses une chaleur assez forte non seulement pour chasser l’humidité et les brûler les substances combustibles qui s’y trouvent, mais encore pour leur faire subir un commencement de fusion. Les creusets contenant la fritte sont ceux qui, placés dans les parties latérales du four, reçoivent une chaleur moins grande que ceux qui, occupant le centre du foyer, sont les creusets de fusion.
Gamin. – Nom indistinctement donné à l’ouvrier qui aide l’ouvrier souffleur.
Halle. – Atelier de fabrication.
Lagre. – Feuille de verre épais, ou plaque en terre réfractaire.
Marbre. – Plaque en fonte ou en fer, sur laquelle le verrier fait la paraison.
Ouvreau. – Nom donné à des espèces de petites fenêtres qui, s’ouvrant et se fermant à volonté, sont placées au dessus des creusets, afin que l’ouvrier puisse successivement y introduire les matières vitrifiables, et en retirer le verre dont il a besoin.
Paraison. – Opération consistant à tourner et retourner sur le marbre le verre pâteux et adhérent à la canne.
Pelles à rebords, plus ou moins grandes, à l’aide desquelles on jette les matières vitrifiables dans les creusets.
Pontil.
– Longue verge en fer plein, qui sert soit à étirer
simplement le verre, soit à le torsiner. Par étirer le verre,
on entend obtenir un fil beaucoup plus long, et par conséquent
d’une bien plus grande finesse que celui dont il provient.
Recuite. – Tel est le nom que l’on donne à l’une des opérations les plus importantes de l’industrie verrière, car, sans elle, aucun de ses produits ne pourrait résister au moindre choc, au moindre changement de température. Pour obvier à cet inconvénient qui naîtrait forcément d’un refroidissement trop instantané, on dépose chacune des pièces terminées, et alors qu’elles sont encore rouges, dans un four spécial où on les laisse se refroidir lentement. Suivant M. Péligot, « c’est à un recuit insuffisant qu’il faut attribuer la casse si fréquente des verres de lampes, surtout quand on les emploie pour la première fois ».
Ringard. – Instrument en fer avec partie supérieure en bois, servant à remuer la fritte et la matière vitreuse des creusets.
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